Missile (01/02/2020)

Le Missile est uniquement disponibles aux membres Silver, Gold et Platinum.

Bonjour à tous,

Voici le Missile du jour.

Muguruza @1.60

Analyse.

Forme. À l’instar de la dernière analyse (Gauff – Kenin), cette rubrique ne sera pas aussi déterminante qu’elle ne peut l’être en milieu de saison. En effet, l’Open d’Australie étant le premier tournoi majeur de la saison, il n’est pas évident de dresser une forme fiable des deux joueuses qui s’affronteront en finale. Néanmoins, elle nous permettra tout de même d’engranger de l’information, fait primordial dans la mesure où l’information est le nerf de la guerre.

Cette rubrique est tronquée du fait que la saison vient seulement de débuter. Muguruza n’a joué que 12 petits matchs en 2020 (dont la moitié durant l’Open d’Australie) tandis que Kenin en a disputé 2 de moins. Sur ce peu de matchs, nous pouvons nous rendre compte facilement que nous sommes soumis à une rencontre entre 2 joueuses en forme puisque les deux ont atteint la finale et ont donc dû remporter 6 matchs de suite. Malgré le peu de matchs joués par les deux joueuses, c’est Muguruza qui prend un léger avantage sur la forme puisqu’elle a remporté 11 de ses 12 matchs joués en 2020 (92% de victoires) et reste sur une série de 8 victoires de suite. Le bilan de Kenin est presque tout aussi honorable avec 8 victoires en 10 matchs (80% de victoires).

Style de jeu. Contrairement à son dernier missile, Wartz a décidé d’analyser une rencontre entre une joueuse qui attaque et une joueuse qui défend ! Nous revenons donc à notre schéma classique d’opposition de style. En effet, nous aurons affaire à une joueuse très solide, en la personne de Sofia Kenin qui s’applique à faire le moins de fautes directes possibles, comme longuement expliqué dans la dernière analyse. En face, le plan de jeu de l’Espagnole est différent. Garbine Muguruza cherche en effet les coups gagnants et ne s’éternisent pas dans les échanges, même si sa collaboration avec Conchita Martinez lui fait du bien et lui permet de tenir l’échange plus longtemps. Ce point est finalement essentiel puisque face à Sofia Kenin, il ne suffit pas de placer quelques coups gagnants dans le match dans une marrée de fautes directes… S’éterniser dans la diagonale face à la jeune américaine serait suicidaire, mais tenter de finir l’échange en 3 coups sans construire les points, le serait tout autant. Il faudra donc attaquer de façon intelligente sans se précipiter, chose que maitrise à la perfection l’espagnole depuis le début de la quinzaine. Nous revenons donc finalement, une fois de plus au schéma classique opposant une défenseuse à une attaquante que Wartz apprécie tant. Nous le répétons encore et encore, dans une telle configuration, l’attaquante est généralement favorisée dans la mesure où elle accumule suffisamment de coups gagnants, tout en limitant les fautes directes. Notre confiance en Muguruza étant sans borne tout comme son talent, nous ne doutons pas un instant qu’elle ne parvienne à être fidèle à ce scénario. Elle saura construire ses points et les finir au moment opportun comme elle a toujours su le faire durant ce tournoi (son match face à Halep le démontre parfaitement). De plus, Muguruza a déjà remporté 2 finales de Grand Chelem, et le facteur de l’expérience rentrera également en compte. Un facteur qui pèse souvent lourd dans la balance. D’ailleurs, en parlant des deux victoires de Muguruza en Grand Chelem, sachez que pour aller au bout, l’espagnole a tapé 227 coups gagnants à Roland Garros et 246 coups gagnants à Wimbledon. Elle en est déjà à 234 et dépassera peut être le record de coups gagnants joués en grand chelem détenu par Serena Williams durant l’Open de Londres en 2009 (259 coups gagnants). Très gros avantage Muguruza au niveau du style de jeu.

Statistique. Comme expliqué précédemment, Kenin est une joueuse qui se soumet aux lois de la logique, ce qui signifie qu’elle n’est ni coutumière des défaillances qui la pousseraient à perdre face à plus faible qu’elle, ni des coups d’éclats qui la mèneraient vers de brillants exploits. En effet, l’américaine doit souvent s’incliner lorsqu’elle joue une joueuse plus talentueuse, qui prend le jeu à son compte. C’était le cas lors de ses deux défaites cette saison face à Collins et Osaka. Wartz aurait pu s’arrêter sur cette statistique, mais nous voulions trouvé LA statistique déterminante ! Et nous l’avons trouvé. Muguruza a retrouvé son niveau d’antan, celui qui lui a permis de remporter deux Grands Chelem. Lors de ces tournois, elle a remporté en moyenne 66% des points adverses sur leur seconde balle. Sur cet Open d’Australie, Muguruza est à 69% qui est son second meilleur taux de réussite de sa carrière derrière le tournoi de Cincinnati en 2017 (qu’elle a remporté). Et statistique qui tue, Muguruza a TOUJOURS remporté ses tournois lorsqu’elle a inscrit plus de 65% des secondes balles de ses adversaires (sauf lors de Roland Garros 2017 et sa défaite face à Mladenovic mais cela s’explique par son nombre de doubles fautes et son faible taux de premières balles durant ce tournoi). Cette statistique anodine démontre en fait les intentions de Muguruza. L’espagnole agresse ses adversaires à la moindre opportunité durant ce tournoi et surtout, lorsqu’elle tente autant de coups gagnants en retour, cela veut dire qu’elle a parfaitement confiance en son tennis. Et cela tombe bien, Kenin déteste se faire agresser sans pouvoir imposer son rythme de jeu. Muguruza ne devrait pas trembler et dispose de toutes les cartes entre ses mains pour ajouter une ligne à son palmarès ! 

Nota Bene.
Les cotes affichées sont celles du bookmaker winamax.

Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09-74-75-13-13 (appel non surtaxé)